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Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 23:41

 

dreamfactoryboite.jpeg Dream Factory est un jeu d'enchères sur le thème du cinéma. Chaque joueur essaie de produire des films qui rapportent des points tout autant que des trophées accordés à certains d'entre eux (du meilleur film à la meilleur régie de réalisateurs en passant par le pire navet). La course au succès s'effectue au meilleur des quatre manches représentant les quatre trimestres d'une année. A chaque manche, les tuiles des éléments composant les films (acteurs, stars, caméras, musique, effets spéciaux et réalisateurs) sont mis aux enchères dans une économie fermée. L'argent versé par le joueur vainqueur d'une enchère est ainsi réparti entre les autres joueurs. Edité une première fois en 2000, il est réédité en 2009 par Filosofia dans sa collection VIP (Very Important Players).

Titre : Dream Factory
Année : 2009
Auteur : Reiner Knizia
Editeur : Filosofia (vf)
Nombre de joueurs : 2 à 5
Age minimum : 10 ans
Public : tous publics
Langue : française
Durée d'une partie : 1 h
Type : finances


 Note : 71 %

Immersion 4/5

N'avez-vous jamais voulu endosser le rôle de producteur de cinéma, jongler avec les millions, tutoyer les stars, recruter les meilleurs réalisateurs, les caméras les plus sophistiquées, les musiques les plus enivrantes et les effets spéciaux les plus détonants. C'est ce que propose Dream Factory : endosser le rôle d'un nabab de l'industrie hollywoodienne. Vous chercherez à réaliser les films réalisant les plus grandes recettes afin de rafler les prix à disposition (meilleur film d'action, meilleure comédie, meilleur drame mais aussi meilleure régie de réalisateur ou même le prix du pire navet (pour lequel Reiner Knizia himself est une perle puisque c'est la seule star du jeu avec -1 étoile). Les titres des films (Le retour de la mamie, Le silence des anneaux, Rien que pour vos jeux), le nom des acteurs et le matériel très coloré montrent bien que ce jeu est à prendre au second degré pour que ce soit une réussite ludique.

 

Originalité 3,5/5

Certes, Dream Factory n'est que la remise au goût du jour de Fabrik der Traümen et constitue une énième déclinaison du système d'enchères dont raffole Reiner Knizia, après Ra, Medici ou Art moderne, mais le cinéma n'est que rarement traité dans les jeux de plateaux et l'humour est constamment présent dans cette édition de Filosofia. 

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Jouabilité 3,5/5

Des enchères, encore des enchères, toujours des enchères. Les cases du plateau fournissent des éléments (acteurs, stars, musiques, caméras, effets spéciaux, réalisateurs) qui constituent les films que les participants essayent de produire. Ces éléments sont remportés à la suite d'une enchère classique. 7 des 9 cases sont ainsi mis en vente au plus offrant tandis que les deux dernières, les cases « party » vont à celui qui possèdent le plus d'étoiles sur ces acteurs et stars. Ces étoiles, présentes sur chaque élément, sont additionnées lorsqu'un film s'achève. Elles permettent de prélever une bobine du nombre idoine et représentant la valeur du film. Celui qui accumule le plus de valeur bobines ajoutés aux récompenses et aux millions restant en possession est consacré vainqueur. Rien d'extraordinaire mais un jeu qui tourne très bien si les participants y mettent du leur.

 

Interaction 3/5

Le système d'enchères permet de maintenir tout le monde en alerte à chaque tour d'autant plus que l'argent versé par un joueur pour remporter une enchère est réparti entre les autres participants. Les joueurs démarrent avec 12 millions chacun et tout se déroule en économie fermée. De plus le gain de la partie se joue souvent sur les récompenses, il est important d'avoir un oeil sur celles que convoitent les autres joueurs.  

dreamfactory2.jpg

Durée de vie 2,5/5

Avec 3 films par joueurs et simplement 7 films en suppléments, Dream Factory souffre d'un manque à ce niveau. Heureusement il reste 93 tuiles d'éléments de films qui sont réparties au hasard. Néanmoins, les plaisanteries sur les noms des acteurs ou des films se font moins nombreuses au fur et à mesure que le nombre de parties augmentent. Surtout si vous jouez à ce jeu avec le même groupe de joueurs.  

 

Matériel 4/5

Le matériel est de bonne facture comme Filosofia en a l'habitude. Les couleurs du plateau, des cartes et des tuiles sont chatoyantes et m'as-tu-vu, ce qui colle parfaitement au thème. On regrettera la finesse des cartes de films mais on craquera devant les caricatures des monstres sacrés du cinéma.

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Règles 4,5/5

Claires et limpides, pour un jeu très facile à apprendre et à expliquer.

 

Opinion du testeur 3,5/5 

Autant jeu d'ambiance que jeu de finances, Dream Factory est un excellent moyen de s'initier aux enchères chères à Reiner Knizia, l'un des auteurs les plus prolifiques de la planète. L'humour et la tension sont au rendez-vous d'un jeu qui peut séduire tous les publics. 

 

Prochains tests : Twilight Struggle, Times up !

Par Kabrateo - Publié dans : Commerce/Finances
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